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Cumul d'emplois
Astuces marketing

Tout ce qu’il faut savoir sur le cumul d’emplois

Par Temps de lecture: 6 Minutes

Avertissement : Cet article peut contenir des informations utiles sur Printful, ses produits et services et d’autres sujets, mais pas de conseils juridiques. Vous assumez l’entière responsabilité de toute utilisation des informations fournies dans cet article. Si vous ne savez pas quelles lois s’appliquent à vous ou si vous avez d’autres questions ou préoccupations d’ordre juridique, veuillez consulter un avocat.

Ils sont développeurs web la journée et graphistes le soir, journalistes la semaine et e-commerçants le week-end ou encore artistes et livreurs à leurs heures perdues, plus de 16 % des Français déclarent cumuler plusieurs activités.  

Le terme “slasher”, en référence au slash (/), désigne les personnes qui, par désir d’épanouissement ou par besoin d’un complément de revenu, cumulent plusieurs métiers. Les slashers sont un peu les couteaux suisses des temps modernes. Ils disposent de plusieurs cordes à leur arc et sont décidés à monétiser chacune de leurs compétences. 

Dans cet article, nous passerons en revue les avantages et inconvénients du cumul d’emplois, certains aspects légaux et nous vous donnerons quelques conseils pratiques afin de vous aider à vous lancer.

1. Une tendance de fond

Ce n’est un secret pour personne : un ordinateur portable et une bonne connexion internet suffisent pour effectuer la plupart des “emplois de bureau”. L’essor d’outils collaboratifs comme le cloud et les messageries instantanées a permis de concilier indépendance et collaboration. Avec la multiplication des espaces de coworking et la généralisation du télétravail, les journées de travail de 8 heures/jour dans un bureau paraissent déjà loin.

Freelances, nomades digitaux, slasheurs, entrepreneurs du web… ils sont de plus en plus nombreux à choisir de cumuler plusieurs activités professionnelles. Ainsi, la “gig economy”, autrement dit le fait d’être payé à la mission et non à l’heure séduit les jeunes actifs : 80 % des 16-34 ans déclarent être intéressés par cette option.

Des profils variés

Il n’y a pas un profil type de slasher. Avant d’entrer dans les détails, voici un petit glossaire qui reprend les termes utilisés dans cet article :

  • Slasher : Toute personne qui cumule plusieurs activités professionnelles.
  • Travailleur indépendant : Toute personne qui travaille à son compte : aussi bien les conducteurs de VTC que les journalistes. 
  • Freelance : Techniquement, “freelance” est un anglicisme qui désigne les travailleurs indépendants. Néanmoins, dans le langage courant, le terme freelance désigne les indépendants qualifiés (journalistes, graphistes, traducteurs, etc). Le travailleur en freelance peut opter pour le régime social de l’EIRL, l’EURL, la SASU, celui de la Maison des Artistes (MDA) ou encore le régime de la micro-entreprise.
  • Micro entrepreneur : Ce régime a pour but de faciliter le lancement d’un projet entrepreneurial individuel. Il rend possible le cumul d’un emploi et d’une activité autonome sous certaines conditions.

2. Les avantages et inconvénients de la pluriactivité

La pluriactivité séduit de plus en plus d’actifs. L’obtention d’un complément de revenu, la possibilité de vivre de sa passion ou encore le fait d’être son propre patron sont les motivations principales des slasheurs. Pour beaucoup, le slashing permet de concilier stabilité et passion, notamment pour les personnes travaillant dans des secteurs artistiques, souvent synonymes de précarité. Enfin, pour certains, travailler à leur compte rime avec accès à l’emploi. C’est le cas notamment pour les emplois peu qualifiés comme chauffeur de VTC ou livreur.  

Lorsque la pluriactivité s’impose par nécessité plus que par choix, comme c’est le cas pour 30 % des slasheurs, cela peut impliquer un certain niveau de précarité, de stress et d’instabilité.

L’effacement des frontières entre la maison et le bureau, la vie privée et la vie professionnelle ou encore l’intime et le social peut également créer une sensation de perte de contrôle et de surmenage. Il est donc indispensable de savoir s’organiser et de bien gérer son temps avant de diversifier ses activités professionnelles. 

Avant de vous lancer dans la pluriactivité, posez-vous les questions suivantes : quelles sont vos motivations ? Êtes-vous prêt à caser une charge de travail supplémentaire dans votre emploi du temps ? L’infographie ci-dessous vous permet d’y voir plus clair.

Téléchargez cette infographie à la fin de l’article

3. Ce que dit la loi

La pluriactivité peut prendre de multiples formes. Ainsi, 32 % des slasheurs se lancent dans l’entrepreneuriat en complément de leur activité principale, quand 27 % d’entre eux optent pour une deuxième activité salariée. Il est tout à fait possible de cumuler une activité salariée avec une autre activité déclarée à condition de respecter certaines règles :

  • La clause de non-concurrence

Si votre contrat de travail inclut une clause de non-concurrence, vous ne pourrez pas exercer une activité similaire, que ce soit chez un concurrent ou à votre compte, après la rupture du contrat. Cette clause peut être levée provisoirement pendant un an lorsqu’un salarié souhaite créer ou reprendre une entreprise.

  • L’obligation de loyauté

Si vous êtes salarié et que vous cumulez plusieurs emplois (salariés ou non), vous devez respecter l’obligation de loyauté, c’est-à-dire que vous ne pouvez pas exercer une activité concurrente de celle de votre employeur ni divulguer des données confidentielles sur ce dernier. 

  • La clause d’exclusivité

Si votre contrat de travail contient une clause d’exclusivité, il vous est interdit de cumuler votre emploi avec une autre activité professionnelle (salariée ou non), même si elle ne concurrence pas celle de l’employeur.

  • La durée maximale légale de travail 

Sauf dérogations, en tant que salarié, vous ne pouvez pas travailler plus de 10 heures par jour et 48 heures par semaine. En cas de cumul d’une activité salariée avec une activité non-salariée, seule l’activité salariée est soumise au respect de la durée maximale du travail. 

Après avoir passé en revue les différentes clauses de votre contrat de travail, vous pouvez passer aux choses sérieuses !

4. Quelques pistes pour se lancer

Plusieurs options s’offrent à vous : vous pouvez monétiser vos compétences en réalisant des missions à court terme pour des entreprises ou bien devenir un entrepreneur du web. Mais avant toute chose, il vous faut un statut juridique.

Créer son auto-entreprise

La création d’une micro-entreprise demeure le moyen le plus simple pour se lancer dans l’aventure entrepreneuriale en solo. 

Créé en 2009, le régime du micro-entrepreneur permet de créer son auto-entreprise rapidement et avec de nombreux avantages. Les auto-entrepreneurs versent des cotisations sociales proportionnelles à leur chiffre d’affaires. La limite du chiffre d’affaires annuel est de 170 000 € pour l’achat-vente et de 70 000 € pour la prestation de services. Le délai pour recevoir votre numéro de SIRET est d’environ 15 jours après inscription.

Monétiser ses compétences

A présent, il ne vous reste plus qu’à choisir parmi les nombreuses activités qui se prêtent au nomadisme digital. Commencez par lister vos compétences techniques : langues parlées, compétences informatiques, maîtrise de logiciels graphiques ou vidéos, compétences à l’écrit, etc.

Ensuite, choisissez une ou plusieurs activités parmi la liste des métiers qualifiés que vous pouvez exercer en freelance : web designer, graphiste, développeur web, traducteur, community manager, rédacteur web, consultant digital, etc.

Enfin, inscrivez-vous sur les plateformes qui font le pont entre travailleurs freelance et clients. Evitez de mettre tous vos oeufs dans le même panier : pour augmenter vos chances d’obtenir des missions, inscrivez-vous sur plusieurs plateformes. Voici notre sélection de plateformes pour freelances :

Les plateformes généralistes

  • Upwork : Plateforme généraliste disponible en anglais uniquement. Gratuit pour les freelances, commissions dégressives.
  • Fiverr : La plateforme existe en français, vous pouvez proposer vos services à partir de 5 $. Le site est gratuit pour les freelances. Une commission de 20 % est prélevée sur chaque transaction.
  • 5euros.com : C’est l’équivalent français de Fiverr. 
  • Malt : Plateforme généraliste française. C’est la plus grande communauté de freelances en France. Une commission de 10 % est prélevée sur chaque transaction.

Les plateformes spécialisées

  • Codeur.com : Plateforme française pour développeurs. Il faut choisir un abonnement payant pour pouvoir répondre aux clients et le site prélève une commission de 4 % sur chaque transition. 
  • Redacteur.com : Plateforme spécialisée pour les rédacteurs. Gratuit mais le site prélève 30 % de commission sur chaque transaction.
  • Crème de la crème : Plateforme orientée sur le digital. Le site se positionne sur la qualité de ses membres en opérant une sélection lors de l’inscription. Gratuit, 15 % de commission. 
  • Graphiste.com : Plateforme pour graphistes. Service gratuit avec des options payantes pour mettre en avant votre profil.

Devenir entrepreneur du web

Il existe de multiples façons de gagner de l’argent sur internet. Tout dépend de vos objectifs : Êtes-vous juste à la recherche d’un complément de revenu ? Voulez-vous bâtir une communauté en ligne à travers la création de contenu ou souhaitez-vous lancer votre propre marque ?

Si vous êtes dans le premier cas, vous pouvez faire de l’affiliation, autrement dit vendre le produit de quelqu’un d’autre et toucher une commission sur chaque vente. Vous pouvez vous inscrire sur les plateformes d’affiliation ou bien contacter directement la marque qui vous intéresse. 

Vous pouvez également bâtir une communauté en ligne (sur Youtube, instagram, Tik Tok, etc) en créant du contenu sur un thème qui vous tient à coeur et sur lequel vous avez de la valeur ajoutée : mode, fitness, beauté, etc. Une fois que votre communauté commence à grandir, vous pourrez vous rémunérer grâce à des partenariats avec des marques ou de l’affiliation. 

Enfin, vous pouvez créer votre propre marque. Par exemple, avec Printful, vous pouvez créer votre boutique en ligne de vêtements personnalisés sans aucun stock ni frais à débourser à l’avance.

5. L’intrapreneuriat, une alternative gagnante

Si vous avez envie de prendre part à des projets innovants, vous n’avez pas toujours besoin de le faire en dehors du cadre de votre entreprise. Le point commun entre la Playstation, le post-it et Gmail ? Ces trois innovations majeures sont toutes nées d’initiatives d’employés de Sony, 3M et Google.

De plus en plus d’entreprises “libérées” donnent à leurs employés la possibilité de développer des projets innovants pendant leur temps de travail. Que ce soit en leur accordant 20 % de “temps libre” comme chez Google ou à travers des espaces dédiés à l’innovation, cela implique une culture d’entreprise agile.

Si la culture de votre entreprise s’y, prête, n’hésitez pas à être force de proposition et à faire part de vos idées à votre manager !

À vous de jouer !

Après la lecture de cet article, êtes-vous prêt à vous embarquer dans la pluriactivité ? Si oui, vers quel type d’activité souhaitez-vous vous orienter ? Si vous n’êtes pas sûr de vouloir sauter le pas immédiatement, vous pouvez toujours diversifier vos activités non professionnelles en vous engageant au sein d’une association ou en suivant des formations pour développer vos compétences. 

N’hésitez pas à partager votre avis ou votre expérience sur le cumul d’emplois en commentaire !

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Amatrice de longboard à ses heures perdues, Elsa s'intéresse à l'entrepreneuriat 2.0 et aux nouvelles formes de travail.

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